(Création 2026)
40 minutes tout terrain // tout public (à partir de 6 ans)
Un personnage apparaît, enfoui dans 35 kilos d’acier. Une armure trop lourde, trop bruyante, trop vivante pour n’être qu’un costume. Chaque pas pose une question, chaque geste renégocie un traité de paix entre le corps et le métal. Entre cirque et danse, il tente d’apprivoiser cette masse capricieuse qui tantôt l’aide, tantôt le défie.
Puis, un à un, les morceaux se détachent. Le poids diminue, l’espace s’ouvre, et chaque pièce trouve un second souffle. Objet, outil, contrepoids, matière à manipuler ou à jongler : le métal se réinvente au même rythme que le corps qui s’en libère.
Miror explore ce moment où délester n’est pas renoncer, mais transformer. Une traversée dansée et circassienne où l’on découvre que retirer du poids peut parfois ouvrir un monde entier… et que les objets qu’on croyait pesants savent, eux aussi, surprendre.
Paul Cretin-Sombardier // Auteur interprète
Stéphanie Ruffier // Dramaturge
Valentina Santori // regard extérieur pour la technique de cirque
Mathilde Roy // Regard extérieur
Temps de médiation autour de Miror
À l’issue de la représentation, un temps d’échange avec le public peut être proposé. Cet espace de médiation permet d’approfondir les thématiques abordées dans le spectacle et d’ouvrir la parole de manière interactive et bienveillante.
Ce dispositif est pensé comme une possibilité, et reste entièrement dissociable du spectacle : il peut être mis en place selon le contexte, les publics et les souhaits des structures accueillantes.
En parallèle de la création, la Muchmuche Company a développé une démarche de médiation performative, pensée comme un prolongement vivant du spectacle Miror.
La discussion performative
Ce temps d’échange est conçu comme une respiration après la performance. Les enfants, adolescent·es ou adultes sont invité·es à poser leurs questions, qui portent souvent d’abord sur des aspects très concrets : « Combien pèse l’armure ? », « Comment faites-vous ce tour de magie ? », « Est-ce que c’est difficile de jongler avec ça ? ».
À partir de ces curiosités, la conversation s’élargit progressivement vers des thèmes plus sensibles : la construction de l’identité, les normes sociales, les stéréotypes ou encore les injonctions liées à la virilité.
L’artiste, en s’appuyant sur les images fortes du spectacle (l’armure, les fleurs, le jonglage, la manipulation des objets…), guide la discussion de manière ludique et créative. Des accessoires détournés, comme un kit de barbecue utilisé pour jongler et interpeller, permettent de garder un ton léger, surprenant et engageant, afin que chacun·e se sente libre de participer.
Pour prolonger la réflexion, un débat mouvant peut être proposé. Il s’agit d’une méthode participative où les spectateur·rices sont invité·es à se déplacer physiquement dans l’espace en fonction de leur accord ou désaccord avec certaines affirmations.
Ces affirmations sont choisies en lien direct avec la discussion précédente, afin de rester connectées aux réactions et questionnements du groupe.
Le dispositif permet à chacun·e de s’exprimer, d’écouter les arguments des autres, et même de changer de place s’il·elle est convaincu·e. Cette mise en mouvement rend visible la diversité des points de vue et favorise une réflexion collective, active et sensible.
Ce temps de médiation, qu’il s’agisse uniquement de la discussion, ou de la discussion suivie d’un débat mouvant, donne une profondeur supplémentaire au spectacle. Il transforme l’expérience artistique en une opportunité partagée de dialogue et de prise de conscience, où la parole circule et se réinvente.

